L'Association " Gaztenak "

 

 

 

 École de Cesta Punta

 Régie par la loi du 1er juillet 1901

Affiliée à la Fédération Française de Pelote Basque

Fronton JAÏ ALAÏ Avenue André Ithurralde BP 261 Saint-Jean-de-Luz 64502 Cedex

 La Cesta-Punta c'est quoi exactement ?

 Un jeu de Pelote Basque pratiqué à l'aide d'un grand gant en osier qui permet d'envoyer une pelote aussi dure que de la pierre. Celle-ci peut atteindre des vitesses de 200 à 300 Km/heure, ricochant sur les murs du côté et parfois celui du fond, ce qui le rend si spectaculaire. Le match, ou partie, se joue entre deux équipes constituées en général de deux joueurs, un avant et un arrière, comme au tennis ils peuvent prendre la pelote de volée ou après le premier rebond au sol.

  

 Jaï Alaï est la dénomination spécifique du fronton couvert où ont lieu les partie de Cesta-Punta. Il a sur toute sa partie gauche un mur latéral perpendiculaire au " frontis " ou mur de frappe. Toute la partie droite est réservée aux spectateurs qui garnissent les gradins et les balcons. Il est long de 50 à 56 mètres, sa surface au sol est en béton traité qui lui confère une rapidité spécifique au jeu de Cesta-Punta. La partie ce joue en général en 35 points, ou selon la formule de deux manches gagnantes en 15 points et la belle en 10 points.

  

Historique:

L'histoire du club Gaztenak est intimement lié à l'apparition de la Cesta-Punta à Saint-Jean-de-Luz après la construction du fronton Jaï Alaï en 1960 et la mise en place des premières compétitions professionnelles de ce sport de Pelote Basque.

1982 Gaztenak se constitue en association loi 1901, à cette époque son école est financée par la World Jaï Alaï (U.S.A). Cette école est chargée de former les futurs professionnels qui évolueront et évoluent pour partie actuellement sur les frontons américains. Le club a aussi la charge de l'organisation de la coupe du monde de Cesta-Punta tournoi annuel d'été qui permettra de faire connaître ce sport à des milliers de spectateurs et de l'introduire auprès des médias internationaux, en faisant ainsi, le jeu de Pelote Basque le plus connu et le plus prisé au monde.

  

 1990 La World Jaï Alaï décide d'abandonner son école de Cesta-Punta de Saint-Jean-de-Luz suite à un changement de stratégie dans sa propre organisation. Ce changement est issu en grande partie du long conflit social qui secouera le monde de la pelote aux États-Unis pendant plus de 18 mois de grève des puntistes professionnels.

Gaztenak est aussi obligé de changer de stratégie pour fonctionner autrement tout en gardant son école de pelote.

Convention avec la mairie de Saint-Jean-de-Luz qui assurera la gestion et l'organisation générale de la coupe du monde de Cesta-Punta qui deviendra: Internationaux Professionnels de Cesta-Punta, Gaztenak assurant l'organisation technique de la compétition. Cette tâche est assurée par le club sans interruption et à la satisfaction générale depuis le départ de la World Jaï Alaï jusqu'à nos jours.

Durant la période 82 / 92, Gaztenak regroupe au-delà des jeunes de Saint-Jean-de-Luz, les puntistes de Guéthary et de Bidart, ce qui représentera un effectif de plus de 100 joueurs. Progressivement les clubs avoisinants structureront leurs propres écoles de Cesta Punta.

  

Les Présidents du Club : 

82 / 90 Docteur Paul Ricau
90 / 93 Jean Lapeyre
93 à aujourd'hui Jean Urchoeguia

   

 

Le chistera

C'est un gant de cuir prolongé par un panier de forme courbe et allongée, dont l'extrémité arrondie est appelée PUNTA (la pointe).
Le contrebois (ou taco) est une traverse sur laquelle vient se fixer le cerceau (ou montant). Le cerceau et le taco forment l'armature du chistera.

Les côtes (ou lattes) au nombre de treize sont des nervures plates. Liées par une vannerie d'osier, elles forment la cavité du chistera. Les cinq lattes du milieu sont fixées au taco et protègent la main car elles sont plus épaisses à leur base. Les mailles d'osier forment le tissage (trame, tressage) qui recouvre entièrement les côtes et le cerceau.

Le gant proprement dit est en cuir et on y enfile séparément les cinq doigts. Une double épaisseur de toile sépare la paume de la main de l'osier. Une languette de cuir protège le poignet du contrebois et de la lie. Cette dernière partant d'une extrémité du taco, puis passant dans une ganse extérieure au poignet.
Les bois utilisés sont divers : le châtaignier pour les cerceaux et les côtes, le frêne pour le contrebois, l'osier pour la trame du chistera.

L'encadrement

Ces résultats ne sont pas le seul apanage des joueurs, ils sont aussi en partie le fruit du travail assidu de l'encadrement, qui assure tout au long de l'année le suivi, l'organisation des compétitions, des entraînements et de la vie du club en général.

Un conseil d'administration composé de 12 membres élus en Assemblée Générale par tiers, élisant en son sein un Président chaque année et un bureau exécutif de 6 membres.

  

 

Un staff technique :

 

Composé de :

  1. un entraîneur général, Asier Uribe, ex professionnel de Cesta-Punta de 88 à 96 au Mexique et aux États-Unis, il est issu du club où il a été formé dès son plus jeune âge.
  2. deux entraîneurs adjoints.
  3. un pelotero (réparateur de pelote)
  4. huit juges fédéraux.
  5. un emploi jeune.

 

La pelote

Comme son nom l'indique, la pelote est un enroulement de fil sur lui-même protégé par une ou deux peaux de cuir.

L'apparition du caoutchouc au siècle dernier en a bouleversé la composition, donc la fabrication.
De nos jours, ce travail long et méthodique est exclusivement la chose de l'artisan.
Le cur, le noyau, est formé de filaments de caoutchouc spécial tendus et serrés fortement, recouvert d'un revêtement de fils de coton bien tirés. L'ensemble est ensuite comprimé dans un moule, afin de le rendre parfaitement rond. Ensuite, cette pelote sera protégée par ses deux enveloppes de cuir. Chacune de ces peaux est découpée en forme de 8. La première, à l'intérieur, qui tient l'ensemble, est cousue au point de surjet plat. La peau extérieure, de meilleure qualité est cousue bord à bord. Son diamètre sera de 65 millimètres environ et son poids total variera entre 115 et 125 grammes dont à peu près 55 grammes de gomme.
C'est un art de réaliser une bonne pelote adaptée aux conditions de jeu, voire aux désirs des joueurs, qui peuvent varier suivant la nature du fronton auquel son usage est destiné.

 Les coopérations :

Parmi les nombreuses coopérations, il faut souligner celles que Gaztenak a mis en place sur le plan sportif et amical avec les clubs de Zumaia, Tolosa, Donosti, Andoain, Berriatua dans le cadre d'échanges internationaux et qui se sont resserrés par la mise en place du trophée international Nord/Sud que nous célébrons annuellement depuis 1997, sans compter les nombreuses compétitions auxquelles nos joueurs participent en Pays Basque Sud. Ce qui leur permet outre l'amélioration de leur technique, l'apport bénéfique sur le plan humain de contact avec une autre culture, l'ouverture d'esprit et l'échange avec des jeunes d'identités différentes.

  

 

Les effectifs :

Notre potentiel est aujourd'hui chez les jeunes pousses (poussins, benjamins, minimes, cadets) ce qui garantie un bel avenir pour le club.
Celui-ci rassemble en 2001 60 licenciés joueurs.

 

Les résultats :

Sans tomber dans le nombrilisme le palmarès de Gaztenak est éloquent. Sur les 5 dernières années :

 

Ø 1996 Champion de France catégories poussins, 2ème série seniors.

Ø 1997 Champion du Pays Basque et champion de France catégories poussins, benjamins.

Ø 1998 Champion de France benjamins, finaliste benjamins et minimes.

Ø 1999 Champion du Pays Basque benjamins, minimes. Champion de France minimes, le club aura participé à 8 finales.

Ø 2000 Champion du Pays Basque et champion de France Benjamin, minimes. Champion d'Euskadi benjamins.

Les joueurs du club auront remporté 8 titres en 2000 sur 14 finales auxquelles ils ont participé.

   

 

 

 

Les objectifs généraux du club :

Gaztenak a toujours eu un rôle éducatif à travers une politique d'insertion sociale et sportive de ses jeunes. Historiquement l'école préparait de futurs professionnels à aller aux États-Unis, mais elle n'a jamais voulue être élitiste, car de nombreux jeunes se sont insérés dans la vie active sur la côte basque tout en pratiquant la Cesta-Punta en amateurs. Cette fonction éducative et de socialisation à toujours été un des axes fédérateur du club: D'abord former par le sport de futurs adultes responsables, leur donner le goût de l'effort, accepter les défaites, être humble dans la victoire. Puis s'ils en ont l'envie et les capacités, les aider à intégrer le circuit des joueurs professionnels, comme leur retour en métropole lorsqu'il souhaitent revenir au pays.

Un objectif particulier pour ce nouveau millénaire:

Ces objectifs sont toujours d'actualité pour ce nouveau millénaire, toutefois le club a décidé, compte tenu de sa bonne santé, de rajouter une activité supplémentaire :Le grand chistera ou grand gant. Celle-ci se pratique en plein air et donc à la belle saison dans des frontons dits de place libre Cela permettra à nos joueurs de compléter leur activité sportive hivernale de Cesta-Punta par le grand chistera en été

Les projets :

Compte tenu des résultats obtenus en 2000 et même si le sport est fait d'ambition, Gaztenak souhaite avoir une saison 2001 au moins égale à celle que nous venons de vivre. En augmentant ses effectifs par la venue de nouveaux jeunes, en conservant la qualité du jeu et en améliorant la qualité de l'encadrement. En ayant aussi des compétitions de qualité.

Le chantier 2001 sera celui de la mise en place dans le club du grand chistera, même si la pratique de ce sport est voisine de la Cesta-Punta cela équivaudra pour nous à démultiplier nos efforts en matière de déplacements, d'encadrement, d'entraîneurs, de matériel.

C'est à dire qu'il nous faudra plus de potentiel humain et plus de ressources financières.

 

 

Le budget :

Sur les 5 dernières années le budget du club est stable, équilibré, sans pour autant dégager d'excédents, en 2000 il se situe autour de 200.000 francs.

Principaux chapitre de recettes

Organisation de compétitions 50%

Subventions mairie. Conseil Général, Fond National développement du sport 25%

Ventes de licences 10%

Ventes diverses 10%

Sponsoring 5%

Principaux chapitres des dépenses

Achat, réparation de matériel 30%

Location de matériel, fronton 15%

Déplacements 20%

Organisation de tournoi 15%

Achats de licences 10%

Frais de gestion 10%

Notre structure budgétaire qui est équilibrée devra faire face aux frais de mise en place d'une nouvelle activité, de "Chistera Grand Gant"
Celle-ci augmentera le poste achat, réparation de matériel, déplacements et organisation de tournoi d'environ 100.000 francs. Cette dépense se justifie car nous devrions équiper nos joueurs de chistera spécial grand gant qui ne s'utilise que pour ce jeu de plein air ainsi que de pelote spéciale. Pour entamer la saison 2001 il nous faudra acquérir 40 nouveaux chisteras à 1200 francs pièce soit 48 000 francs. ainsi que 40 pelotes à 600 francs pièce soit 24.000 francs. Il faut y rajouter bien sûr une augmentation des réparations et des déplacements puisque nous aurons une activité supplémentaire.
Pour pallier ces dépenses supplémentaires, nous escomptons sur des recettes nouvelles de tournoi de chistera durant la saison, sans toutefois maîtriser totalement le sujet puisqu'il reste à négocier certains aspects d'utilisation de frontons publics.

Les autres postes sur lesquels nous pouvons travailler sont les ventes de matériels et celui du sponsoring.

A cet effet nous vous sollicitons pour que nous puissions nous rencontrez et regarder de quelle manière votre entreprise pourrait nous aider dans notre effort et en cela porter haut les couleurs de Gaztenak, de la Punta et du grand gant à Saint-Jean-de-Luz. Merci d'avance, pour votre accueil et pour le soutien que vous ne manquerez pas de nous adresser.

 Pour l'association Gaztenak

Le Président

 Jean Urchoèguia

 P.S. : Sur certaines photos paraissent des annonces de sponsoring. Celles-ci sont issus de compétitions internationales de Cesta-Punta et notamment des internationaux de Saint-Jean-de-Luz

 

 L'universalité de la Cesta-Punta

 

Dans une autre page de ce fascicule, vous avez pu découvrir que la Cesta-Punta (la pelote, cueillie au bout du panier) qui provoque un coup de foudre, par son aspect athlétique et artistique, vous tient sous le charme depuis 1958, à Hossegor, lieu des premiers championnats du monde amateurs. Et comment elle a pris de l'extension avec Campos Berri de Saint-Jean-de-Luz en 1960, puis de Dax, Mauléon, Saint-Jean-Pied-de-Port et Biarritz, l'un des mieux conçus, pour le jeu et la commodité du spectateur.

Vous ne serez pas étonné d'apprendre que la Punta fut un article d'exportation, tout naturellement en Amérique, les pilotaris accueillis en conquistadors modernes. La capitale de Cuba fut la première place forte de la Punta, avec son fronton au nom évocateur : " Palacio de los grifos ", qui disparut avec Fidel Castro, sous prétexte que les enjeux conféraient au jeu un caractère capitaliste. Les pilotaris, congédiés, n'eurent pas bien loin pour se recaser, à Miami, devenu l'Eldorado des puntistes, et il l'est resté, dans cet État de Floride, où la manne des paris fit éclore les jaï alaï de Dania-Tampa, très cotés - Fort Pierce - West Palm Beach - Coco Beach (Melbourne) - Orlando - Orala - Quincy. Le Mexique ne devait pas demeurer en reste avec Mexico - Acapulco - Tijuana. L'Amérique du Nord parvint à fléchir la résistance des sénats locaux, qui subissaient la pression des courses de chevaux et de lévriers. C'est ainsi que faute de s'installer à New York, la Punta trouva une ville complaisante avec le Connecticut, à une heure de train de New York avec Bridgeport-Hartford, la capitale, Milford et Newport, où les affaires, partout, sont très florissantes, grâce au dieu dollar.

En remontant dans le temps, la Punta émigra en Chine, à Shangaï, en 1930, au somptueux auditorium et au forum de Tientsin, en 1934 jusqu'au jour où pour la même raison que Cuba, le régime communiste les supprima d'un trait de plume. Les Philippines, de culture espagnole, s'offraient, bien entendu, avec Manille et Cebü. Après un bon départ, Djakarta est fermé, Macao toujours en activité. Evoquons les Jaï Alaï éphémères de Tanger, en 1935, d'Alexandrie et du Caire, comme on le voit au gré de la situation économique.

En Europe, Bruxelles, pour l'exposition en 1897, connut un réel succès interrompu par la guerre civile espagnole. Ceci nous conduit au projet très crédible, du Jaï Alaï de Paris, à condition d'obtenir l'autorisation des jeux, qui semble plausible, en tenant compte du climat favorable. Quelle victoire pour la Pelote Basque!

Plus près, les Pyrénées : Pampelune, Saint-Sébastien avec Galarreta d'Hernani, Azpeitia-Markina (dont le fronton arbore fièrement " Universida "), parce que jadis, il servait d'apprentissage pour les candidats à la gloire... et à la fortune en Amérique. Depuis, les écoles ont fleuri aussi bien en Espagne, à Guernika, érigé par souscription, qu'à Barcelone, à Vitoria, à Palma de Majorca, à Benidorm, ouvert tout récemment, calqué pour les paris sur le système américain, ou en France, dans chacun des frontons précités, qui fournissent un lot important de professionnels. Puisque nous sommes revenus dans la vieille Europe, n'omettons pas l'Italie avec Milan, toujours en activité, Turin et Milan, sans nous éloigner du Piémont pyrénéen, les deux désaffectés.

Si elle a perdu de son rayonnement, la Cesta-Punta a gagné en vitalité, en replongeant ses racines dans la terre des ancêtres. Quant on veut considérer la multiplicité des jeux de pelote (main nue, gant d'osier, gant de cuir, " remonte ", le délicieux coup glissé chez nos voisins avec un gant de rotin pour supporter les chocs, ce panorama est d'une singulière éloquence pour la seule spécialité qui ait effectué le tour du monde.

* BOTA

*Article extrait de la plaquette de présentation des internationaux de Cesta-Punta de Saint-Jean-de-Luz 1988, écrit par le chroniqueur sportif et grand chantre de la Pelote Basque, BOTA